CiFRAN-Florence-Bajot-StageÉtant en pleine remise en question professionnelle, je me suis demandé s’il n’existait pas, à notre époque, une manière un plus moderne, un peu plus motivante d’enseigner les langues. C’est là que j’ai découvert l’ANL, en mai 2018​. Mon premier stage a été à la hauteur de mes attentes, mais cela n’avait pas été possible pour moi d’en intégrer toutes les étapes. Le centre offre la possibilité, pour toutes les formations proposées dans les cursus ANL et correction phonétique, d’accompagner les formateurs du CiFRAN et de revenir assister à chacune des formations déjà suivies, et cela, autant de fois qu’on le souhaite. En décembre 2018, j’ai assisté une deuxième fois au premier stage et cela m’a permis de mieux comprendre les étapes du processus d’apprentissage. Je vous recommande donc vivement de saisir cette opportunité qui nous est offerte. Nos formateurs ont à cœur d’enseigner l’ANL de la façon la plus concrète possible. J’ai constaté combien il était important de rester naturel tout en enseignant et de créer un lien avec nos apprenants. C’est incroyable comment nous apprenons à bien nous connaître en aussi peu de temps. Autrement dit, avec l’ANL, on ne joue pas au « rôle d’enseignant ». L’ANL permet l’apprentissage d’une langue seconde d’une façon dynamique, novatrice et efficace, à condition d’en respecter le processus. C’est ce que j’ai mieux saisi en y retournant une deuxième fois.

J’ai davantage réalisé l’attention que nous devons porter à ce que disent les apprenants. La façon de les corriger doit se faire naturellement, comme si nous étions en conversation avec eux. Enseignants et apprenants sont égaux. Les uns apprennent autant des autres. C’est une des particularités de l’ANL, et cela nous demande de nous défaire de la façon habituelle d’enseigner, par exemple, en évitant de féliciter un apprenant (en lui disant : « très bien », « félicitations! »), car nous n’utilisons tout simplement pas ces expressions dans une conversation. Nous devons motiver les apprenants et susciter leur intérêt en choisissant des thèmes qui vont leur être utiles et qui correspondent à leur situation personnelle.

Lors de l’enseignement de la lecture, j’ai aussi mieux compris l’importance de poser des questions précises. Cela permet aux apprenants de réutiliser le modèle de la structure de la question dans leur réponse. Tout le monde participe, car, dans les classes ANL, l’entraide est favorisée entre apprenants. Par exemple, on invite un apprenant à en aider un autre qui a de la difficulté dans la structure de la phrase. L’enseignant peut demander à un apprenant ce que vient de répondre un autre apprenant. Ainsi, tout le monde reste attentif envers les autres.

Finalement, n’importe quel thème peut être exploité. En réutilisant les mêmes structures de phrases, le réemploi est d’autant plus facile pour les apprenants. L’oral a une place primordiale dans cette approche. J’ai notamment observé l’importance de passer du temps avec les apprenants en leur faisant travailler la prosodie (prononciation, rythme, etc.). L’écriture est tellement plus facile ensuite pour eux, et les erreurs dues à une mauvaise prononciation à l’oral sont quasiment inexistantes. J’ai été fascinée de constater comment la grammaire s’apprenait parallèlement au travail que l’on fait à l’oral avec les apprenants.

En assistant une deuxième fois au stage ANL1, j’ai davantage compris le lien entre toutes les étapes. Enfin, même si beaucoup de questions (conscientes ou non) se sont clarifiées, je réalise que c’est essentiellement par la pratique guidée que l’on parvient à maîtriser l’ANL et à en comprendre toutes les subtilités. J’ai ainsi eu l’opportunité d’assister à quelques reprises à une classe en ANL et j’ai également beaucoup appris en observant le formateur.

Bref, dès que j’aurai le temps, j’y retournerai une troisième fois! 

Florence Bajot

27 janvier 2019

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