Ce n’est que tout récemment que je suis tombée sur l’ANL par accident. Quel heureux hasard!

J’étais alors en pause de mon travail d’enseignante de l’anglais au primaire. Après 15 ans, j’étais devenue désabusée, démotivée et fatiguée par ces réflexions sur le sens de ma pratique qui me hantaient depuis quelques années. J’en étais même venue à me demander si je ne devais pas changer de métier. Lorsque le sentiment de ne plus rien apporter aux élèves te submerge, il est temps de quitter les lieux!

C’est à travers mes recherches que m’est venue l’idée de la francisation. Une petite voix intérieure se faisait insistante par rapport à cette avenue. Le goût d’enseigner m’habitait encore, mais un changement était inévitable.

Et puis là, j’ai entendu le mot : ANL! J’ai d’abord cru qu’il y avait un lien avec la PNL (programmation neurolinguistique)! Finalement, cela n’avait rien à voir! Je m’y suis intéressée de plus près, mais, doucement, très doucement, comme si j’apprivoisais une créature inconnue. On redoute parfois la nouveauté! L’ANL me paraissait si simple et si efficace à la fois. C’était presque trop beau pour être vrai! À force de faire des observations dans les classes où les enseignants ont été formés à l’ANL, j’ai un peu mieux compris les mécanismes derrière chaque intervention. J’ai réalisé que les corrections systématiques permettent d’éviter la fossilisation des erreurs. Un stage de deux semaines m’a permis de m’initier à cette approche, de comprendre toute la science derrière celle-ci et de découvrir l’abondance d’informations et de recherches sur la correction phonétique. J’ai pu entrer dans ce monde merveilleux d’enseignants qui ont à cœur la réussite des apprenants et qui reconnaissent l’efficacité de cette méthode.

Il faut se questionner sur les pratiques actuelles d’enseignement et réaliser qu’elles ne fonctionnent pas. Le rapport de la gouverneure générale de 2017 a d’ailleurs démontré l’échec lamentable de la francisation. Dans ce rapport, les problèmes de désistements et de nombreux abandons de même que l’absence de contrôle de qualité ont été soulevés, et ce, autant pour le programme que pour le soutien pédagogique. Il est devenu impératif de trouver des solutions pour maintenir les immigrants dans la « roue » de l’apprentissage et de la réussite.

L’ANL a fait ses preuves : le progrès des apprenants est palpable, rapide, et leur motivation est renforcée. Ainsi, c’est la boucle qui opère : plus on est motivé, plus on apprend. Je l’expérimente personnellement en tant qu’apprenante du mandarin. Je suis épatée du chemin parcouru en quelques semaines seulement.

J’enseigne maintenant la francisation depuis un mois en appliquant cette approche et je vis une réconciliation totale avec l’enseignement. Cette rencontre avec l’ANL m’apporte, encore aujourd’hui, beaucoup de joie et de satisfaction. J’ai retrouvé ma place dans le milieu de l’enseignement et le plaisir d’exercer ce métier. Je me sens utile et motivée à l’idée d’enseigner un nouveau son ou une nouvelle structure. Je remarque l’intérêt de mes apprenants et je vois rapidement leur progrès. C’est très gratifiant!

Enfin, je dois beaucoup à mes deux professeurs, Steeve Mercier et Olivier Massé. J’aimerais les remercier pour leurs compétences, leur sens pédagogique, leur grand professionnalisme et leur énergie débordante et contagieuse.

Je suis remplie de gratitude pour ce qui m’arrive. Je vous en souhaite autant!

Jacinthe Breton
Enseignante de francisation
RM Recrutement International

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